La France s’est engagée dans le cadre du protocole de Kyoto à diviser par 4 ses émissions de CO2 pour 2050.

L’émission de CO2 est complètement dépendante de la quantité d’énergie produite, donc consommée, quelque soit le type d’énergie. La réduction des émissions de CO2 passe nécessairement par la réduction des besoins énergétiques, toutes natures confondues. Les récents accords du Grenelle marque une avancée politique dans ce sens puisque affichant des objectifs ambitieux de réduction énergétique dès 2012.

Outre la problématique environnementale planétaire, s’ajoute la raréfaction des ressources énergétiques d’origine fossile avec comme conséquence directe l’augmentation durable des coûts et l’apparition d’une précarité énergétique locale.

Le secteur actuel le plus gourmand en énergie est le bâtiment, principalement dans sa phase d’exploitation plutôt que construction (682 TWh/an, soit 43 % de la consommation totale ; en augmentation de 25% sur 20 ans ; source ADEME). Ce secteur contribue fortement aux émissions nationales de gaz à effet de serre mais constitue aussi un poste important de dépenses pour les ménages, notamment concernant l’énergie. Le parc des bâtiments en France est l’un des plus importants d’Europe avec une prédominance de bâtiments anciens, sa consommation moyenne en énergie primaire dépasse 250 kWh/m2/an, avec une très grande variation d’un bâtiment à un autre. Une analyse détaillée des Diagnostics de Performance Energétique (DPE) disponibles sur environ 500 logements de Pas de Calais habitat montre une moyenne de 150 kWh/m2/an en énergie primaire, avec une large disparité (mini : 58 kWh/m2/an ; maxi : 362 kWh/m2/an).

Le patrimoine existant constitue donc un énorme potentiel d’amélioration avec 2 objectifs d’échelles différentes :

Echelle nationale : s’inscrit pleinement dans le cadre du facteur 4 et du Grenelle, pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Echelle locale : réduction des charges et des disparités énergétiques, réduire la précarité énergétique et améliorer l’accès à l’énergie au sens large

 

Au sein des « Ateliers », « Défi énergétique pour le patrimoine existant » aura pour enjeux majeurs :

• réduire les besoins énergétiques pour satisfaire un usage donné.

• recourir à des modes de production d’énergie et / ou à des vecteurs énergétiques dont la production n’émet peu ou pas de GES et favorisant la diminution globale des charges pour les habitants.

La première grosse action de l’atelier 5 « Défi énergétique pour le patrimoine existant » est la mise en réhabilitation de 1 500 logements en 2009, en soutien aux DT, avec pour objectif une diminution des charges énergétiques de 30% en moyenne, pour atteindre des seuils d’énergie primaire inférieurs à 104 kWh ep/m2.an (label Bâtiment à Basse Consommation).

 

Un commentaire sur “L’atelier : Un défi en faveur des locataires et de la planète

  1. Allaert Bertrand

    La CO-GENERATION à Pas de Calais habitat
    En ordre de priorité, après l’isolation du bâtiment, la performance des appareils de chauffage constitue la deuxième cible à atteindre pour diminuer l’impact sur l’environnement, (avant le développement des énergies renouvelables).

    Il serait question qu’un décret soit pris dans le courant de l’été 2009 pour obliger EDF à racheter l’électricité produite par des appareils de « co-génération ». Le prix de rachat n’est bien sûr pas encore connu mais il devrait selon Gaz de France être du même ordre que celui pratiqué pour le rachat de l’électricité issue de l’éolien ou des modules photopholtaïques, soit actuellement environ 0.6 €/KWh . Si c’est le cas, pour l’électricité issue des co-générations à gaz, il serait très intéressant de se pencher sur les chaudières à cogénération, pour nos projets de réhabilitation mais aussi pour les projets de construction neuve…

    En effet, des matériels existent sur le marché belge, néerlandais et allemend depuis une dizaine d’années étant donné que ces pays ont déjà légiférés pour le rachat à prix majoré de cette électricité.
    Des fabricants français comme DeDietrich lance une chaudière individuelle électrogène qui permet pour 10kw de chaleur produite, de produire quasiment sans supplément de gaz, 1kw d’électricité à partir d’un moteur de type Stirling.
    COGENNGrenn, fabricant belge propose sur le marché français une multitude de chaudières à co-génération à partir du gaz ou de l’huile végétale. Ces chaudières fonctionnent comme des groupes électrogènes (moteur à combustion interne) ; l’électricité produite est plus importante (25% d’électricité contre 75% de chaleur). Elles consomment donc plus de gaz, que les chaudières classiques, mais, elles s’amortissent sur une période courte (environ sur 5 an en Belgique !)

    Ces chaudières sont très pertinentes en termes de maîtrise de l’énergie étant donné qu’elles sont asservies sur les besoins de chaleur, si bien que lorsqu’elles servent, le gaz brulé est entièrement valorisé sous forme d’électricité et de chaleur. (Ce n’est pas du tout le cas d’une chaudière à Gaz d’EDF dont 75% de l’énergie issue du gaz est renvoyé dans l’air par des colonnes de refroidissement !)

    Par conséquent, en France, bientôt les bailleurs comme l’ensemble des propriétaires de patrimoine, pourront investir dans un nouveau secteur, celui de la micro-co-génération.
    C’est une opportunité intéressante à saisir pour Pas de Calais habitat pour contribuer à la protection de l’environnement mais également pour le budget de nos locataires ; en effet, les recettes issues de la vente de cette électricité peuvent directement ou indirectement permettre de diminuer les charges locatives !

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